Spermogramme anormal : comment l'interpréter et quoi faire ensuite ?
Experte WoMA·Mis à jour le 20 août 2026
Un spermogramme anormal : deux mots qui peuvent faire basculer une consultation. Mais avant de catastropher, il faut comprendre ce que ces résultats signifient vraiment — et ce qu'on peut en faire.
Un seul mauvais résultat ne dit pas tout
La qualité du sperme varie naturellement d'une analyse à l'autre. Stress, chaleur, maladie récente, abstinence trop courte ou trop longue — tous ces facteurs peuvent dégrader temporairement les résultats. Un spermogramme anormal doit toujours être confirmé par un second examen, à 2 à 3 mois d'intervalle.
C'est la règle de base : on ne diagnostique pas une infertilité masculine sur un seul spermogramme.
Comment lire les valeurs ?
Les valeurs de référence sont établies par l'OMS (2021). Les paramètres clés sont :
- Volume : >= 1,4 ml
- Concentration : >= 16 millions de spermatozoïdes par ml
- Mobilité progressive : >= 30 %
- Morphologie normale : >= 4 % (critères de Kruger stricts)
- Vitalité : >= 54 % de spermatozoïdes vivants
Un résultat en dessous de ces seuils ne signifie pas infertilité. Ça signifie qu'une exploration est recommandée.
Les causes les plus fréquentes
- Varicocèle (dilatation des veines testiculaires) : la cause la plus fréquente et souvent traitable
- Infections (orchite, épididymite) : soignables par antibiotiques
- Déséquilibre hormonal (FSH, LH, testostérone) : bilan sanguin à faire
- Facteurs de mode de vie : tabac, alcool, chaleur excessive, obésité
- Causes génétiques (délétion Y, syndrome de Klinefelter) : bilan génétique si indication
Les étapes suivantes selon les résultats
Spermogramme limité mais pas sévère : deuxième spermogramme + consultation urologue ou andrologue. Hygiène de vie à optimiser.
Azoospermie (absence totale de spermatozoïdes) : bilan hormonal + échographie + éventuellement biopsie testiculaire. Souvent, du sperme peut quand même être récupéré pour une FIV-ICSI.
La FIV-ICSI reste possible dans la grande majorité des cas d'infertilité masculine — y compris sévères.
Chez WoMA, on pense que l'infertilité masculine doit être abordée sans tabou. Elle concerne 40 % des parcours PMA. On t'accompagne pour comprendre le bilan et identifier les prochaines étapes concrètes.