L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Si toutes les femmes atteintes ne rencontreront pas de difficultés pour concevoir, cette maladie peut néanmoins avoir un impact sur la fertilité avec le temps.
Aujourd’hui, la congélation d’ovocytes (ou préservation de la fertilité) permet d’anticiper et de préserver ses chances de grossesse future. Mais est-ce toujours nécessaire ? Et quand faut-il y penser ?
Voici ce qu’il faut savoir.
L’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus, pouvant provoquer inflammation, douleurs et parfois infertilité.
Son impact sur la fertilité varie selon les femmes, mais plusieurs mécanismes peuvent intervenir :
Certaines formes, notamment les endométriomes (kystes ovariens liés à l’endométriose), peuvent réduire le nombre d’ovocytes disponibles au fil du temps.
Il est important de comprendre que l’endométriose n’entraîne pas systématiquement une infertilité, mais elle peut réduire la fenêtre de fertilité.
La congélation d’ovocytes ne traite pas l’endométriose. Son objectif est différent : préserver des ovocytes à un moment où leur qualité et leur nombre sont encore favorables.
Cette approche peut être pertinente car :
La préservation de la fertilité permet ainsi de conserver des options pour plus tard, sans devoir accélérer un projet de maternité.
La congélation d’ovocytes n’est pas systématique chez les femmes atteintes d’endométriose. Une évaluation personnalisée est toujours nécessaire.
Elle est cependant souvent discutée lorsque :
L’âge reste le facteur déterminant : plus les ovocytes sont congelés tôt, meilleures sont les chances de succès ultérieur.
La technique de vitrification ovocytaire est aujourd’hui fiable et largement utilisée en médecine reproductive.
Les chances de grossesse future dépendent principalement :
Chez les femmes atteintes d’endométriose, la congélation d’ovocytes permet surtout d’éviter une diminution supplémentaire du potentiel reproductif liée au temps ou à l’évolution de la maladie.
Contrairement à une idée répandue, il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir des difficultés pour consulter.
Dans le cas de l’endométriose, il est souvent recommandé d’aborder la question :
L’objectif n’est pas de prendre une décision immédiate, mais d’avoir une information claire pour anticiper.
Oui. De nombreuses femmes atteintes d’endométriose conçoivent naturellement. L’impact dépend du stade de la maladie et de facteurs individuels.
Non. Elle est recommandée au cas par cas, notamment lorsque la réserve ovarienne risque de diminuer ou que le projet de grossesse est éloigné.
Idéalement avant 35 ans, lorsque la qualité ovocytaire est encore optimale, mais chaque situation doit être évaluée individuellement.
Certaines études suggèrent un impact possible, mais cela varie fortement selon les patientes et la sévérité de la maladie.
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