En 2024, l'Espagne a réalisé plus de 165 000 cycles de PMA, soit environ 15 % de l'ensemble des cycles européens. Les Françaises représentent l'une des nationalités étrangères les plus représentées dans les cliniques espagnoles. Ce n'est pas un hasard.
Trois raisons concentrent l'essentiel des motivations. Les délais d'abord : en France, il faut attendre entre 6 et 18 mois pour une FIV, parfois plus. En Espagne, vous pouvez démarrer en 4 à 6 semaines. L'accès ensuite : la loi espagnole autorise la FIV aux femmes seules, aux couples de femmes, sans condition d'âge légal maximum — la plupart des cliniques acceptent jusqu'à 50-52 ans selon l'état de santé. Les techniques enfin : le DPI-A (test génétique des embryons), la méthode ROPA et le don d'ovocytes sans liste d'attente sont disponibles en Espagne, là où ils sont interdits ou quasi inaccessibles en France.
La loi espagnole 14/2006 encadre la PMA avec des règles claires : accès ouvert à toutes les femmes majeures, don de gamètes anonyme et encadré, techniques de pointe disponibles. Le don d'ovocytes en particulier fonctionne très différemment : en Espagne, les donneuses sont disponibles immédiatement, sans liste d'attente, avec des délais de 6 à 8 semaines entre la première consultation et le transfert. En France, l'attente pour un don d'ovocytes peut atteindre 3 à 5 ans.
Le DPI (Diagnostic Préimplantatoire) — qui permet d'analyser les chromosomes des embryons avant le transfert — est largement pratiqué en Espagne, notamment après 38 ans ou en cas de fausses couches répétées. En France, il est soumis à des conditions très restrictives.
Les taux publiés par la SEF (Sociedad Española de Fertilidad) pour la FIV avec ovocytes propres donnent environ 35 % de taux de grossesse par transfert en moyenne nationale, pouvant atteindre 45-50 % avant 35 ans. Avec don d'ovocytes : environ 57 % par transfert, indépendamment de l'âge de la receveuse. Avec DPI après 40 ans : environ 52,5 % par transfert.
Ces données sont auditées indépendamment et publiées chaque année. C'est un niveau de transparence que la France n'impose pas de manière aussi systématique à ses centres.
Une FIV classique en Espagne coûte entre 4 500 € et 6 500 € par cycle. Une FIV avec don d'ovocytes entre 6 000 € et 9 000 €. À cela s'ajoutent les médicaments (800 à 1 200 €) et les frais de déplacement.
Mais — et c'est ce que beaucoup de femmes ignorent — la CPAM peut rembourser une partie de ces coûts via la directive européenne sur les soins transfrontaliers. La démarche nécessite d'obtenir le formulaire S2 (anciennement E112) avant de commencer le traitement. WoMA vous accompagne dans cette démarche administrative.
Chez WoMA, on pense que choisir l'Espagne pour sa FIV, c'est souvent la décision la plus lucide — pas un compromis. C'est mettre toutes les chances de son côté, au bon moment de son parcours de vie.