FERTILITÉ ET CONGÉLATION

Spermogramme anormal : comment l'interpréter et quoi faire ensuite ?

Un spermogramme anormal : deux mots qui peuvent faire basculer une consultation. Mais avant de catastropher, il faut comprendre ce que ces résultats signifient vraiment — et ce qu'on peut en faire.

Un seul mauvais résultat ne dit pas tout

La qualité du sperme varie naturellement d'une analyse à l'autre. Stress, chaleur, maladie récente, abstinence trop courte ou trop longue — tous ces facteurs peuvent dégrader temporairement les résultats. Un spermogramme anormal doit toujours être confirmé par un second examen, à 2 à 3 mois d'intervalle.

C'est la règle de base : on ne diagnostique pas une infertilité masculine sur un seul spermogramme.

Comment lire les valeurs ?

Les valeurs de référence sont établies par l'OMS (2021). Les paramètres clés sont :

  • Volume : >= 1,4 ml
  • Concentration : >= 16 millions de spermatozoïdes par ml
  • Mobilité progressive : >= 30 %
  • Morphologie normale : >= 4 % (critères de Kruger stricts)
  • Vitalité : >= 54 % de spermatozoïdes vivants

Un résultat en dessous de ces seuils ne signifie pas infertilité. Ça signifie qu'une exploration est recommandée.

Les causes les plus fréquentes

  • Varicocèle (dilatation des veines testiculaires) : la cause la plus fréquente et souvent traitable
  • Infections (orchite, épididymite) : soignables par antibiotiques
  • Déséquilibre hormonal (FSH, LH, testostérone) : bilan sanguin à faire
  • Facteurs de mode de vie : tabac, alcool, chaleur excessive, obésité
  • Causes génétiques (délétion Y, syndrome de Klinefelter) : bilan génétique si indication

Les étapes suivantes selon les résultats

Spermogramme limité mais pas sévère : deuxième spermogramme + consultation urologue ou andrologue. Hygiène de vie à optimiser.

Azoospermie (absence totale de spermatozoïdes) : bilan hormonal + échographie + éventuellement biopsie testiculaire. Souvent, du sperme peut quand même être récupéré pour une FIV-ICSI.

La FIV-ICSI reste possible dans la grande majorité des cas d'infertilité masculine — y compris sévères.

Chez WoMA, on pense que l'infertilité masculine doit être abordée sans tabou. Elle concerne 40 % des parcours PMA. On t'accompagne pour comprendre le bilan et identifier les prochaines étapes concrètes.

Envie d'aller plus loin sur le sujet ?

Chez WoMA, nous croyons que chaque femme mérite d'avoir le choix — y compris celui de ne pas attendre. Notre mission est de vous accompagner dans ce parcours, avec bienveillance, sans jugement et sans pression.