Un spermogramme anormal : deux mots qui peuvent faire basculer une consultation. Mais avant de catastropher, il faut comprendre ce que ces résultats signifient vraiment — et ce qu'on peut en faire.
La qualité du sperme varie naturellement d'une analyse à l'autre. Stress, chaleur, maladie récente, abstinence trop courte ou trop longue — tous ces facteurs peuvent dégrader temporairement les résultats. Un spermogramme anormal doit toujours être confirmé par un second examen, à 2 à 3 mois d'intervalle.
C'est la règle de base : on ne diagnostique pas une infertilité masculine sur un seul spermogramme.
Les valeurs de référence sont établies par l'OMS (2021). Les paramètres clés sont :
Un résultat en dessous de ces seuils ne signifie pas infertilité. Ça signifie qu'une exploration est recommandée.
Spermogramme limité mais pas sévère : deuxième spermogramme + consultation urologue ou andrologue. Hygiène de vie à optimiser.
Azoospermie (absence totale de spermatozoïdes) : bilan hormonal + échographie + éventuellement biopsie testiculaire. Souvent, du sperme peut quand même être récupéré pour une FIV-ICSI.
La FIV-ICSI reste possible dans la grande majorité des cas d'infertilité masculine — y compris sévères.
Chez WoMA, on pense que l'infertilité masculine doit être abordée sans tabou. Elle concerne 40 % des parcours PMA. On t'accompagne pour comprendre le bilan et identifier les prochaines étapes concrètes.