Tu tombes enceinte, puis tu perds la grossesse. Ça se répète. Ou tes embryons ne s'implantent pas, cycle après cycle. Ce n'est pas une fatalité. Et ce n'est pas dans ta tête. Voici ce que la médecine comprend aujourd'hui de ce phénomène.
Derrière cette expression se cachent deux réalités distinctes :
Dans les deux cas, l'enquête médicale suit une logique similaire : identifier si le problème vient de l'embryon, de l'utérus, du système immunitaire ou d'un facteur génétique.
Causes embryonnaires (les plus courantes)
Dans plus de 50 % des fausses couches du premier trimestre, la cause est chromosomique — l'embryon présente une anomalie qui empêche son développement. Ce n'est pas lié à toi : c'est un phénomène biologique fréquent, qui augmente avec l'âge.
Causes utérines
Malformations utérines (cloison, utérus bicorne), fibromes ou polypes sous-muqueux, syndrome d'Asherman (adhérences intra-utérines).
Causes immunologiques
Syndrome des antiphospholipides (SAPL), dysfonctions thyroïdiennes (hypothyroïdie, thyroïdite de Hashimoto).
Causes génétiques
Caryotype des deux partenaires : certaines translocations chromosomiques parentales augmentent le risque d'embryons anormaux.
Après 2 à 3 fausses couches, un bilan spécifique est recommandé :
Si les échecs surviennent lors de cycles FIV, le DPI peut permettre de sélectionner uniquement des embryons chromosomiquement normaux avant le transfert. Cette technique est accessible en Espagne.
20 à 30 % des cas de fausses couches répétées ont une cause traitable. Identifier cette cause change le pronostic. Et même sans cause identifiée, beaucoup de femmes obtiennent une grossesse viable après un suivi adapté.
Chez WoMA, on pense que quand ton corps semble résister, la première chose à faire est de comprendre pourquoi — pas d'accuser ton corps. On t'aide à orienter ta prise en charge vers les bons spécialistes et les bons examens.