Le réveil à 6 h pour une prise de sang avant le bureau. L'écho calée entre deux réunions. L'injection préparée dans les toilettes du travail. Mener de front un parcours PMA et une vie professionnelle, c'est souvent une double vie épuisante. Mais tu as des droits — et ils ont été renforcés en 2025.
Toute salariée qui suit un protocole d'AMP bénéficie d'une autorisation d'absence de droit pour ses actes médicaux. Concrètement : pas besoin de l'accord de ton employeur, ton salaire n'est pas amputé et ces absences ne s'imputent pas sur tes congés. C'est inscrit dans le Code du travail (article L1225-16), consolidé par la loi du 30 juin 2025.
Ton partenaire est aussi concerné. Le ou la conjoint·e (mariage, PACS ou vie commune) bénéficie d'une autorisation d'absence pour trois des examens ou actes nécessaires, par protocole — sans perte de salaire.
Enfin, la loi du 30 juin 2025 a renforcé la protection anti-discrimination pour toutes les personnes engagées dans un projet parental. Point clé : la charge de la preuve repose sur l'employeur, pas sur toi.
Un cycle de stimulation, ce n'est pas un seul rendez-vous. C'est 3 à 4 échographies pendant le monitorage, des prises de sang répétées souvent entre 7h30 et 9h45, des ajustements de protocole au fil des résultats. Cette organisation désorganise la vie professionnelle de façon répétée, pendant plusieurs semaines — parfois plusieurs cycles.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon l'enquête BAMP! 2025, 99 % des salariées déclarent que leur traitement a eu un impact sur leur santé mentale. Ce n'est pas un manque de professionnalisme. C'est un parcours médical exigeant qui se superpose à une journée de travail.
Tu n'es pas obligée de tout dire. La confidentialité de ta santé t'appartient. Si tu choisis d'en parler, l'essentiel suffit : « un suivi médical impliquant des absences ponctuelles, encadrées par le Code du travail ». Pas besoin de détailler.
La médecine du travail est une alliée confidentielle : elle peut aménager tes horaires ou ta charge sans révéler le motif à ton employeur. En cas de doute sur tes droits, le CSE peut aussi t'orienter.
Et souviens-toi : si tu subis une pression ou une discrimination liée à ton parcours, c'est à l'employeur de prouver qu'il n'y a pas de lien — pas à toi.
Aucun droit légal ne supprime la fatigue de la double vie. Cacher son parcours au bureau est épuisant d'une façon particulière : encaisser une mauvaise nouvelle à 9 h et enchaîner un point d'équipe à 10 h. Justifier des absences sans en révéler la raison, semaine après semaine.
Connaître ses droits, c'est déjà choisir plutôt que subir. Et se permettre de prendre soin de son projet d'enfant sans avoir à arbitrer avec son travail.
Chez WoMA, on pense que tu ne devrais jamais avoir à choisir entre ton parcours et ta vie professionnelle. On t'aide à naviguer dans les deux — avec des réponses claires sur tes droits et un accompagnement humain à chaque étape.