Tu as perdu plusieurs grossesses. C'est épuisant, et injuste. Et quelque part, tu veux savoir pourquoi. Bonne nouvelle : dans 20 à 30 % des cas, la cause est identifiable et traitable. Voici quels examens faire, dans quel ordre.
La recommandation officielle est de réaliser un bilan après 3 fausses couches consécutives. Mais en pratique, beaucoup de spécialistes proposent un bilan dès la 2e fausse couche, surtout si tu as plus de 35 ans ou si les fausses couches surviennent tard (après 10 SA).
Ne pas attendre la troisième n'est pas une exagération — c'est du bon sens médical quand le temps compte.
Bilan génétique des deux partenaires
Caryotype sanguin : détecte les translocations chromosomiques parentales qui augmentent le risque d'embryons anormaux. À faire en premier si les fausses couches sont répétées.
Bilan d'hémostase — recherche du SAPL
Syndrome des antiphospholipides : cause immunologique qui perturbe la coagulation. Tests : anticoagulant lupique, anticardiolipine IgG et IgM, anti-bêta2-glycoprotéine. À confirmer sur deux prélèvements à 12 semaines d'intervalle.
Bilan thyroïdien
TSH, anticorps anti-TPO. Une hypothyroïdie ou une thyroïdite de Hashimoto non traitées augmentent significativement le risque de fausse couche. Souvent sous-diagnostiquées.
Exploration utérine
Échographie pelvienne 3D, hystérosonographie ou hystéroscopie selon les cas. Objectif : identifier une malformation, des fibromes ou polypes sous-muqueux, ou un syndrome d'Asherman.
Bilan hormonal complet
FSH, LH, œstradiol, AMH, prolactine.
Chez WoMA, on pense que chercher la cause des fausses couches n'est pas de l'acharnement — c'est de la prudence médicale. On t'aide à orienter la prise en charge et à trouver les bons spécialistes.